Etes-vous à l’écoute du marché ? Si certains sont contactés quelques fois dans leur carrière, d’autres peuvent l’être plusieurs fois par jour. Ego flatté, estime de soi renforcée… difficile de garder la tête froide. Néanmoins une chose est sûre, vous voilà en position de force. ONvous a « chassé » !

 

A vous de sélectionner

Passé l’instant de satisfaction qui vous a rendu unique et essentiel pour une entreprise, il s’agit toutefois de garder les pieds sur terre. En effet, tous les détails ont leur importance, dans la forme comme dans le fond. Le premier contact avec le chasseur de têtes, la manière dont il conduit les premiers échanges en dit long sur votre futurpotentielemployeur. En principe, le chasseur de têtes est garant de l’image de l’employeur et se doit de refléter au mieux la culture de celui-ci. Autant dire que ce sont des signaux intéressants à analyser en première instance pour décider de continuer, ou pas, la discussion.

 

Risque ou opportunité ?

Tel est le dilemme. Faire les bons choix au bon moment reste la préoccupation de tous, surtout lors des étapes clés d’une carrière. La prise de risques se mesure, à la fois par des critères factuels et émotionnels. L’un ne va pas sans l’autre et l’important est de composer avec sa propre personnalité et ses aspirations professionnelles. Etre ouvert aux opportunités qui se présentent est probablement un avantage pour celui qui aime se tenir informé des offres du marché de l’emploi et mesurer sa valeur.

Reste à faire la différence entre opportunité et opportunisme. Là où une opportunité s’inscrit dans une spirale positive, l’opportunisme peut s’avérer dangereux si les changements professionnels sont trop fréquents. Une expérience de 5 ans dans un même poste se valorise là où les changements tous les ans ou tous les 2 ans peuvent être associés à de l’instabilité ou de la faible performance. Dans un tel contexte, les chutes sont particulièrement difficiles à amortir et le risque réputationnel n’est pas à négliger.

 

Gourmandise salariale, s’abstenir

L’avantage financier d’un poste est probablement le critère numéro 1 d’un candidat lors d’un changement professionnel, et c’est normal. A moins de ne plus se plaire dans son rôle actuel, pourquoi changer sans un salaire supérieur qui rémunérerait la prise de risques et valoriserait les nouvelles responsabilités ? Jusque là, le raisonnement se tient. Sauf pour les gourmands. En effet, pousser l’entreprise dans ses retranchements budgétaires présente quelques risques à ne pas sous-estimer. Le premier est de se voir retirer l’offre avec une situation de non-retour. Le second est celui de créer des attentes supérieures de la part de l’employeur, à la mesure de l’effort financier consenti. En découlera une période d’essai vécue « sous la loupe » où la moindre erreur pourra être sur-interprétée voir considérée comme de l’incompétence, avec les impacts qui en découlent.

Les offres salariales sont de l’ordre de 10 à 15% en moyenne par rapport au salaire actuel d’une personne, incluant les avantages en nature (voiture de société, bonus, plan de pension,…). Les exceptions supérieures à 20% ou 30% sont toujours possibles mais nettement plus rares, surtout sur une même zone géographique. Un pallier intermédiaire à la fin de la période d’essai est parfois proposé dans l’offre salariale, témoignant la confiance que l’entreprise place en son collaborateur.

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